Une carrière de partenaire RH au CICR : à quoi faut-il s’attendre ?

 

Les partenaires Ressources humaines (RH) sont au cœur de l’action du CICR, une organisation qui emploie plus de 16 000 collaborateurs·trices dans plus de 90 pays. Ils/Elles soutiennent les managers, font le lien entre les réalités sur le terrain et au siège et aident les équipes à faire face à des défis humains complexes à travers les régions. Travaillant au sein de la Division des personnes où ils/elles sont chargé·e·s des RH, les partenaires RH interviennent dans plusieurs délégations, en alliant une influence stratégique et un soutien pratique.

En quoi cette fonction consiste-t-elle concrètement et pourquoi la choisir ?

Dans l’entretien qui suit, Emmanuelle Moreno (partenaire RH au siège pour l’Afrique) et Cherif Souberou (partenaire RH sur le terrain pour l’Afrique francophone) parlent de leurs expériences et expliquent ce que le poste implique et en quoi il a du sens. Par ailleurs, le moment est on ne peut plus opportun pour découvrir leurs points de vue car un poste de partenaire RH est actuellement vacant pour l’Afrique de l’Ouest.

 

À quoi ressemble le quotidien d’un·e partenaire RH au CICR ?

Cherif Souberou :
Dans la pratique, c’est une fonction très dynamique. Vous interagissez en permanence avec les équipes RH sur le terrain, la direction régionale et différentes parties prenantes. Une grande partie du travail consiste à soutenir et à guider les équipes, non pas en faisant des choses pour elles, mais en les aidant à évoluer et à s’aligner sur les priorités de l’organisation.

Emmanuelle Moreno :
Vous apportez également une vision transversale car vous connaissez la situation de plusieurs délégations. Cela vous permet de contribuer aux discussions stratégiques et d’intervenir sur des sujets sensibles au niveau des instances dirigeantes. Il faut savoir apporter d’autres points de vue de façon assurée et crédible.

 

Comment cela s’inscrit-il dans le modèle de partenariat RH du CICR ?

Emmanuelle Moreno :
L’idée qui sous-tend le modèle de partenariat RH est la création d’un point d’entrée clair entre les opérations et les RH. Chaque région dispose désormais d’un ou une partenaire RH dédié·e qui fait le lien entre les différentes spécialités RH (centres d’expertise) et veille à ce qu’elles travaillent ensemble de manière cohérente.

Cherif Souberou :
Cela garantit également que les réalités sur le terrain sont bien comprises et prises en compte au niveau régional et au siège. Le rôle du/de la partenaire RH consiste à s’assurer que tout est cohérent et que les décisions sont fondées sur la réalité vécue au sein de chaque délégation.

 

Quelles sont les compétences essentielles pour cette fonction ?

Cherif Souberou :
Il faut posséder de solides compétences techniques en matière de RH et être capable de travailler dans des environnements complexes. La communication est fondamentale, en particulier lorsqu’il s’agit d’interagir à différents échelons de l’organisation. Vous devez également faire preuve de résilience et être capable de gérer la pression.

Emmanuelle Moreno :
La maturité émotionnelle et une certaine capacité d’influence sont indispensables, y compris lorsqu’on n’a aucune autorité hiérarchique directe. Le coaching est une partie importante de la fonction, tout comme la capacité d’interagir avec les haut·e·s dirigeant·e·s sur des sujets sensibles. Une expérience à des postes RH importants fait vraiment la différence.

 

En quoi cette fonction est-elle différente de son équivalent dans le secteur privé ?

Cherif Souberou :
Dans le secteur humanitaire, l’objectif final n’est pas la performance financière, mais l’impact. En définitive, tout notre travail est axé sur les personnes auxquelles nous venons en aide. Cela change la façon d’aborder sa mission et nécessite une motivation d’une autre nature.

Emmanuelle Moreno :
Dans le secteur privé, les pratiques en matière de ressources humaines sont régies par des mesures incitatives et des cadres de performance. Au CICR, ce qui motive les personnes, c’est le mandat humanitaire de l’institution. Elles sont mues par la possibilité de contribuer à quelque chose de plus grand qu’elles, c’est-à-dire, soutenir les personnes les plus vulnérables.

C’est ce que peuvent rechercher certains profils à un certain stade de leur carrière, à savoir un moyen de mettre leur expérience au service de quelque chose qui a du sens.

 

Que faire pour avoir les qualités requises ?

Cherif Souberou :
Avant tout, il faut complètement changer de façon de voir les choses. Vous passez d’un environnement axé sur la performance à un autre qui se focalise sur l’objectif et le contexte. Il s’agit d’adapter la manière dont vous abordez les décisions, vous travaillerez de manière plus collective et devrez être motivé·e par l’impact que vous pourrez avoir sur la vie des personnes et les opérations humanitaires.

Emmanuelle Moreno :
Pour celle et ceux qui envisagent ce changement, il est important de commencer par souligner les bases. Nous recherchons des profils possédant une solide expérience des ressources humaines dans des fonctions similaires, des compétences fortes en stratégie et en communication et capables de travailler dans des environnements complexes. La maîtrise du français et de l’anglais est indispensable, et une expérience préalable dans des contextes internationaux ou multiculturels est un atout majeur.

Il n’y a pas de parcours professionnel unique mais la plupart des partenaires RH ont déjà plusieurs années d’expérience au moment de leur recrutement, que ce soit dans le secteur privé ou au sein d’autres organisations internationales, et ils/elles possèdent une base solide en matière de ressources humaines généralistes.

J’aurais deux recommandations à faire : discuter avec les personnes qui occupent actuellement cette fonction afin de comprendre les réalités quotidiennes, et réfléchir à votre motivation. L’impact de ce poste ne se mesure pas en termes financiers, mais à la valeur que vous apportez aux personnes et à l’organisation.

 

Intéressé·e par ce rôle ? Cliquez ici pour en savoir plus sur le poste, consulter les critères requis et postuler.

Une carrière de partenaire RH au CICR : à quoi faut-il s’attendre ?

 

Les partenaires Ressources humaines (RH) sont au cœur de l’action du CICR, une organisation qui emploie plus de 16 000 collaborateurs·trices dans plus de 90 pays. Ils/Elles soutiennent les managers, font le lien entre les réalités sur le terrain et au siège et aident les équipes à faire face à des défis humains complexes à travers les régions. Travaillant au sein de la Division des personnes où ils/elles sont chargé·e·s des RH, les partenaires RH interviennent dans plusieurs délégations, en alliant une influence stratégique et un soutien pratique.

En quoi cette fonction consiste-t-elle concrètement et pourquoi la choisir ?

Dans l’entretien qui suit, Emmanuelle Moreno (partenaire RH au siège pour l’Afrique) et Cherif Souberou (partenaire RH sur le terrain pour l’Afrique francophone) parlent de leurs expériences et expliquent ce que le poste implique et en quoi il a du sens. Par ailleurs, le moment est on ne peut plus opportun pour découvrir leurs points de vue car un poste de partenaire RH est actuellement vacant pour l’Afrique de l’Ouest.

 

À quoi ressemble le quotidien d’un·e partenaire RH au CICR ?

Cherif Souberou :
Dans la pratique, c’est une fonction très dynamique. Vous interagissez en permanence avec les équipes RH sur le terrain, la direction régionale et différentes parties prenantes. Une grande partie du travail consiste à soutenir et à guider les équipes, non pas en faisant des choses pour elles, mais en les aidant à évoluer et à s’aligner sur les priorités de l’organisation.

Emmanuelle Moreno :
Vous apportez également une vision transversale car vous connaissez la situation de plusieurs délégations. Cela vous permet de contribuer aux discussions stratégiques et d’intervenir sur des sujets sensibles au niveau des instances dirigeantes. Il faut savoir apporter d’autres points de vue de façon assurée et crédible.

 

Comment cela s’inscrit-il dans le modèle de partenariat RH du CICR ?

Emmanuelle Moreno :
L’idée qui sous-tend le modèle de partenariat RH est la création d’un point d’entrée clair entre les opérations et les RH. Chaque région dispose désormais d’un ou une partenaire RH dédié·e qui fait le lien entre les différentes spécialités RH (centres d’expertise) et veille à ce qu’elles travaillent ensemble de manière cohérente.

Cherif Souberou :
Cela garantit également que les réalités sur le terrain sont bien comprises et prises en compte au niveau régional et au siège. Le rôle du/de la partenaire RH consiste à s’assurer que tout est cohérent et que les décisions sont fondées sur la réalité vécue au sein de chaque délégation.

 

Quelles sont les compétences essentielles pour cette fonction ?

Cherif Souberou :
Il faut posséder de solides compétences techniques en matière de RH et être capable de travailler dans des environnements complexes. La communication est fondamentale, en particulier lorsqu’il s’agit d’interagir à différents échelons de l’organisation. Vous devez également faire preuve de résilience et être capable de gérer la pression.

Emmanuelle Moreno :
La maturité émotionnelle et une certaine capacité d’influence sont indispensables, y compris lorsqu’on n’a aucune autorité hiérarchique directe. Le coaching est une partie importante de la fonction, tout comme la capacité d’interagir avec les haut·e·s dirigeant·e·s sur des sujets sensibles. Une expérience à des postes RH importants fait vraiment la différence.

 

En quoi cette fonction est-elle différente de son équivalent dans le secteur privé ?

Cherif Souberou :
Dans le secteur humanitaire, l’objectif final n’est pas la performance financière, mais l’impact. En définitive, tout notre travail est axé sur les personnes auxquelles nous venons en aide. Cela change la façon d’aborder sa mission et nécessite une motivation d’une autre nature.

Emmanuelle Moreno :
Dans le secteur privé, les pratiques en matière de ressources humaines sont régies par des mesures incitatives et des cadres de performance. Au CICR, ce qui motive les personnes, c’est le mandat humanitaire de l’institution. Elles sont mues par la possibilité de contribuer à quelque chose de plus grand qu’elles, c’est-à-dire, soutenir les personnes les plus vulnérables.

C’est ce que peuvent rechercher certains profils à un certain stade de leur carrière, à savoir un moyen de mettre leur expérience au service de quelque chose qui a du sens.

 

Que faire pour avoir les qualités requises ?

Cherif Souberou :
Avant tout, il faut complètement changer de façon de voir les choses. Vous passez d’un environnement axé sur la performance à un autre qui se focalise sur l’objectif et le contexte. Il s’agit d’adapter la manière dont vous abordez les décisions, vous travaillerez de manière plus collective et devrez être motivé·e par l’impact que vous pourrez avoir sur la vie des personnes et les opérations humanitaires.

Emmanuelle Moreno :
Pour celle et ceux qui envisagent ce changement, il est important de commencer par souligner les bases. Nous recherchons des profils possédant une solide expérience des ressources humaines dans des fonctions similaires, des compétences fortes en stratégie et en communication et capables de travailler dans des environnements complexes. La maîtrise du français et de l’anglais est indispensable, et une expérience préalable dans des contextes internationaux ou multiculturels est un atout majeur.

Il n’y a pas de parcours professionnel unique mais la plupart des partenaires RH ont déjà plusieurs années d’expérience au moment de leur recrutement, que ce soit dans le secteur privé ou au sein d’autres organisations internationales, et ils/elles possèdent une base solide en matière de ressources humaines généralistes.

J’aurais deux recommandations à faire : discuter avec les personnes qui occupent actuellement cette fonction afin de comprendre les réalités quotidiennes, et réfléchir à votre motivation. L’impact de ce poste ne se mesure pas en termes financiers, mais à la valeur que vous apportez aux personnes et à l’organisation.

 

Intéressé·e par ce rôle ? Cliquez ici pour en savoir plus sur le poste, consulter les critères requis et postuler.